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Ce n'est plus qu'un cauchemar mon ange

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Wyrm Isolationniste
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Dilcia
Message Ven 20 Fév - 20:26

Dilcia dormait, encore. Elle dormait comme elle n’avait finalement jamais dormit. Neuf ans de sommeil à rattrapé… Plusieurs années passé entre ses bras. Elle en était encore malade, elle avait du mal à penser que plus rien ne se passait. Voilà… Elle remuait dans son sommeil et Cian tentait de la calmer. Encore… ? Encore un cauchemar, encore une rêve ou elle revoyait ses mains sur ses courbes infantile, ou elle voyait ses lèvres lui tordant les entrailles.

Cet ange, ce petit ange, ce joyaux faisait encore un cauchemar et ne fut réveillé qu’à la fin de celui-ci. Encore…
L’homme enfant avait eu raison, il avait finalement volé tout se qui appartenait à la petite blonde. Tout, même ses rêves. Il lui avait volé ses rêves. Chez lui elle rêvait de liberté, maintenant libre elle cauchemardait, elle avait peur qu’il la reprenne qu’il fasse a nouveau d’elle sa petite poupée… Elle avait peur qu’il la sépare a nouveau de Lucia, de Venecia et de Zach, même si Z était loin. Il était dans son coeur.
Ses larmes silencieuses tombait sur la couverture. Son estomac lui faisait mal, tordu par ce cauchemar, par ses visions qu’il avait subtilement introduit dans le fond de son esprit. Ancré comme une épée de Damocles. Pour lui rappeler qu’elle n’est rien de plus que l’objet d’un homme excentrique.

Un ‘’Kou’’ presque brisé vint à se faire entendre. Il était là lui, ce petit dragon au combien prétentieux et doux avec elle, ce petit dragon qui n’avait connu que malheur, comme elle. Ce petit dragon qui lui caressait doucement la joue, frottant son museau contre le nez de la blondinette pour l’apaiser, pour qu’elle se calme. Il n’aime pas la voir pleurer. Il n’aime pas la voir ainsi Brisé, il n’aime pas savoir que Sandoval hante son esprit comme il le fait… Car Dilcia n’était plus Tre, car Dilcia devait être aussi libre qui lui l’était.

Attrapant le lezard végétal dans ses bras, elle s’asseyait doucement serrant le petit dragon contre elle. Un geste simple et pourtant tellement libérateur. Il ne lui prenait pas ça, il ne lui prendrait pas son compagnon, il ne lui volerait pas son symbole de Liberté. Quand bien même culpabilisait elle face à ses soeurs…
Les sillons ayant tracé leur chemin, le petit dragon les essayait doucement. Prenant une Veste trois ou quatre fois trop grande. Celle avec laquelle elle dormait pour ne pas avoir froid, elle sortait finalement de la tente. Regardant autour d’elle, un air un peu perdu sur le visage accompagné par ses yeux rougit.

Elle devait sourire, Mama ne devait pas s’en faire, elle était forte. Tellement forte pour son âge. Alors dans un ultime effort, serrant le dragonnet, elle étirait ses lèvres pour qu’un sourire caresse son visage baigné par le soleil hivernal, mais chaud.

- Mama...
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Wyrm Isolationniste
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Venecia A. Garcez
Message Ven 20 Fév - 21:37

♫ Thème

Elle s'était levée tôt, quittant le lit chaud, les bras pâles de Lucia, serrant autours d'elle les pans d'une chemise de nuit, les cheveux roses encore tout embroussaillés, quittant la pièce après s'être habillée, à pas de loup. Elle avait un instant laisser erré son regard sur les deux jeunes filles qu'elles protégeait. L'une dormait dans son lit - parfois en fait, elles dormaient toutes les trois, parce que c'était finalement encore mieux - et l'autre enroulée autours du petit dragon qu'elles avaient trouvé à Terreclaire.
Il faisait froid au petit jour mais elle n'avait plus sommeil, malgré son état de santé qui se stabilisait peu à peu. Elle avait perdu beaucoup de poids, poids qu'elle reprendrait doucement, grâce aux médications qu'elle prenait chaque jour.
La souffrance d'être seule face à ce monde hostile s'était un peu atténuée grâce à Lucia et Dilcia. Mais elle avait beau y penser mille et mille fois, retourner cela en un million de solutions, la colère restait là, bien lovée dans son cœur. Elle n'avait pas la force de lui pardonner. Il s'était sauvé comme un voleur, lui prenant un peu d'espoir au passage. Zachary, reviens avant que je te haïsse du plus profond de mon être... Mais il n'était pas revenu. Tant pis, il fallait faire avec, laisser grandir ce petit bout en elle, apprivoiser cette relation avec Lucia, et apaiser les angoisses de Dilcia. Et c'était encore à elles d'aller le chercher ? C'était ridicule.
Elle avait trouvé, dans l'un des sacs, les cadeaux de chacune, et avait jeté le sien au sol de rage : c'est donc tout ce que tu trouves, des babioles pour compenser ta lâcheté...

Elle l'avait pourtant récupéré, ce collier en bois, parce qu'elle s'était sentie plus triste encore. Ce collier, c'était un peu amer : c'était le "nous sommes une famille" qu'il lui avait chuchoté en l'embrassant, alors qu'elle n'avait rien demandé. C'était le doux sur l'amer, le sucré sur le salé. Et pourtant, il fallait avancer, même si son cadeau avorté avait fait pleurer Lucia. Qu'avaient à faire Dilcia et Lucia de ces babioles quand il leur manquait à chaque instant ? Idiot. Triple idiot.

Elle avait séché ses larmes dans ce petit jour, allant ce jour là aider les pêcheurs qui revenaient de toute bonne heure à décharger les poissons. En remerciement de son travail, on lui donna trois belles daurades. Ce serait parfait pour le midi.
Elle revenait vers le petit chalet de bois qu'on leur avait prêté quand elle remarqua Dilcia sur le seuil, se rapprochant aussitôt à grands pas. L'enfant avait les yeux rougis et cillait dans la lumière du matin bien entamé et son appel ne tomba pas dans l'oreille d'une sourde. Elle ignorait si Lucia était levée mais elle s'avança vers Dilcia, la prenant doucement dans ses bras, faisant attention à Cian, qui semblait contrit. "Encore un cauchemar ?" Demanda-t-elle à la fillette trop mature, à l'enfance volée par ce croquemitaine honni. "Cela va aller, ma chérie." Dit-elle en frottant son nez contre celui de Dilcia, la portant sans efforts, plus athlétique que ce que l'on pouvait croire. C'était encore un poids plume, cette petite. "Personne ne peut te faire de mal ici." C'était vrai : jamais elle ne laisserait personne reprendre cette enfant. Un jour prochain, Sandoval payerait au centuple la souillure infligées aux tristes poupées aux grands yeux de verre.
Elle souriait, Vénécia, dans ce matin plus chaud, comme un rayon de soleil, et, pour la faire sourire sortit un petit caillou noir de l'oreille de l'enfant. "Regarde, ce sont tes soucis..." Dit-elle avant d'enfermer le caillou dans sa main, soufflant dessus et l'ouvrant pour laisser tomber une pluie de petites paillettes argentées. "Voilà, il n'y en a plus." Ses petits tours de magie redonneraient-ils un jour le sourire à cette fille de la maison des poupées ?


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Wyrm Isolationniste
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Lucia Bartoli
Message Ven 6 Mar - 19:27

    Les rayons du soleil hivernal avaient percés les fenêtre pour réchauffer la couche défaite et le dos de Lucia, couchée sur le flanc, qui s'éveilla doucement à la sensation chaleureuse, agréable. Ouvrant paresseusement les yeux, la première chose qui entra dans son champ de vision fut ses deux bras, ses deux mains; l'une bien plus grande que l'autre, étrange objet mécanique qui cliqueta quand elle remua les doigts, lentement. Tirant sur les muscles de son dos encore endoloris d'une mauvaise position pendant la nuit, la jeune fille constata qu'elle était seule dans la couche: ses bras serrait un bout du vide, épousant une forme qui n'était plus là, reposant sur une partie du lit creusée par la forme fine de Venecia. Elle frotta ses pieds l'un à l'autre, sa grande chemise un peu en vrac; la brune tira dessus, comme elle avait froid au ventre et se redressa doucement pour s'assoir sur le rebord du lit, le regard encore tout ensommeillé. Cela faisait plusieurs mois qu'elle n'avait pas aussi bien dormi, avec cette impression de sérénité, de sécurité. Le soleil semblait déjà haut dans le ciel et elle se leva sans faire de bruit, enfilant un pantalon, le haori de Zachari et ses bottes; la jeune fille prit le temps de coiffer ses cheveux, profitant de l'intimité rassurante de la solitude du chalet de bois. Partager une tente pour quatre depuis des mois pouvait parfois être éprouvant et la promiscuité était parfois difficile à vivre, pour tout le monde; Lucia n'échappait pas à la règle.

    Darse était un petit village paisible et son calme aidait à la rémission autant de Venecia que de Lucia; leur relation n'avait pas tant changé, en définitive. Elles étaient certes plus proches mais rien n'avait été bouleversé dans leurs habitudes, dans leurs façons de se se voir l'une l'autre et cela avait quelque chose de rassurant pour Lucia. Avec l'arrivée de Dilcia, la grossesse de Venecia, il y avait déjà beaucoup de nouveaux paramètres. Frottant un peu ses yeux, encore un peu endormie, la brune chercha dans ses affaires une petite bourse pour compter ce qu'elle contenait avant de sortir d'un bon pas sur le perron, l'air décidée. Elle fut surprise de voir Dilcia si tôt levée, dans les bras de Venecia, les imaginant partout sauf sur le seuil du petit chalet. Leur souriant à toutes deux en laissant l'aînée continuer son tour de magie, espérant qu'il réchauffe un peu le cœur de Dilcia, Lucia sembla attendre en silence. L'absence de Zachary lui pesait comme à tout le monde mais elle avait décidé de ne pas s'en plaindre. L'autre soir, elle avait trouvé dans son sac une bague en bois sculptée représentant un dragon, et avait pleuré malgré elle sur l'attention de son compagnon manquant. Pourquoi était-il parti aussi précipitamment? Et pourquoi devait-ce être elles, fragiles, affaiblies ou en rémission, qui devaient le poursuivre? Lucia n'avait pas compris; Zachary avait toutes ces réponses, et bientôt il leur donnerait. Mais elle ne comprenait pas, malgré tout.

    Entre les bras de Dilcia se trouvait son petit allié, Cian. Le bébé dragon qu'ils avaient cherché pour leur fille adoptive, pour qu'il veille sur elle. Lucia regarda, rêveuse, la pluie argentée se disperser dans le vent; les soucis s'éparpillait dans l'air... comme c'était beau. Elle s'approcha finalement pour déposer un tendre baiser sur le front de la fillette, lui frottant doucement les cheveux pour la saluer avant de caresser le crâne du dragonneau, relevant la tête vers Venecia.

    "Euh... b-bonjour"
    , fit-elle, le rouge au joue, "je suis désolée si j'ai interrompu quelque chose..."

    Au loin Apep virevoltait comme à son habitude dans le ciel, jouant avec les oiseaux - les effrayant plutôt- et riant de sa voix humaine comme un enfant qui s'amusait follement; il piqua dans l'eau, roulant sur lui-même en s'ébattant librement, agaçant les pêcheurs, fidèle à lui-même. Il ne se souciait de rien ni personne. Pourquoi un dragon comme lui avait-il choisi Lucia comme dragonnière? Il n'avait jamais donné d'autre explication que la rareté du timbre de la voix de ce garçon qui se faisait passer pour une fille, de ce castrat aux longs cheveux châtains. L'intéressée ignorait ce que sa fille adoptive et son amie avaient pu se dire, se trouvant gênée d'entrer ainsi dans leur conversation et tirant un peu nerveusement sur le haori que lui avait laissé Zachary. Elle sourit gentiment à Dilcia, exactement comme une mère le ferait à son enfant; la petite avait toujours été sa fille, selon elle. Elle l'avait adopté dès le premier cri de Dilcia hors du ventre de sa mère, alors même qu'elle la tenait dans ses bras chétif et qu'elle coupait le cordon. Elle s'était occupée d'elle, l'avait lavée et soignée, lui avait appris à lire et à écrire; elle avait consolé ses mélancolies d'enfant, chasser ses angoisses, veillé sur elle comme sur la prunelle de ses yeux. A présent, Lucia continuait d'agir comme elle avait toujours agi avec la petite fille: comme une véritable mère, attentive et habituée, surprenant Venecia par l'anticipation qu'elle était capable d'avoir sur les besoin de sa fille.

    Venecia avait naturellement adopté Dilcia et elle formaient à l'évidence une véritable famille. Une famille... comme l'avait dit Zachary, ignorant encore que la vie grandissait dans le ventre de leur amie. Lucia se gratta la nuque, ne sachant trop que dire. Elle préféra alors tendre à Dilcia une totu petit paquet, fermant docuement les yeux en lui souriant.

    "C'est pour toi"
    , dit-elle en lui tendant le cadeau, cette petite poupée en chiffon qu'elle avait patiemment cousue pendant ses jours de rémission, "je t'en avais fais une le jour de tes quatre ans, tu te souviens?"

    De drôle de souvenirs; Lucia n'en avait pas que des mauvais mais ne voulait rien raviver de douloureux chez Dilcia. Pourtant elle aussi avait eut des jours heureux et ensembles, elles avaient passé beaucoup de temps ensembles; un temps agréable, des instants de mère et de fille. Lucia avait de gentilles attentions, elle faisait malgré son jeune âge une mère concernée et volontaire. Elle savait prendre soin des enfants et les éduquer, accoucher les femmes et apprendre aux petits à lire et à écrire le Seam et l'Aeris, espérant ainsi prouver à Venecia qu'elle et son futur bébé seraient entre de bonnes mais. C'était bête mais si Zachary ne revenait pas, elle voulait prouver à son amie qu'elle ne serait pas seule... si elle l'acceptait à ses côtés. Leur relation était finalement toujours aussi ambigüe, puisque complètement platonique. Mais Lucia voulait être là pour Venecia et son bébé.

    "Je...", commença Lucia avant de se raviser, "... je vais voir avec la lavandière pour laver notre linge en échange d'un peu d'aide pour son mari qui est luthier."

    C'était étrange de voir un tel métier représenté dans un village Wyrm mais Lucia avait été ravie de rencontrer un amateur de musique. Il lui avait promis une guitare en échange de quelques orbes qu'elle avait pu sauver au cours des mois, petit à petit et la perspective l'excitait sans qu'elle n'en eut parlé à personne: elle trouvait sa joie des plus puérile, durant ces temps sombre. Tirant n peu sur sa chemise, sa chaine au cou tinta un peu, révélant la bague en bois de Zachary passé à l'intérieur, contre son buste maigre. Lucia était encore très pâle, plutôt faible mais son sourire éclairait son visage, volontaire. Elle admira le tendre tableau de Dilcia tenue par Venecia, son dragonneau dans les bras; elle eut un sourire et un regard attendris, les couvant à sa manière de ses yeux un peu humides.

    "Je suis heureuse que nous soyons ensembles, vous savez...", Lucia hocha de la tête, "je serai vraiment toujours là pour vous deux."

    C’était une vraie promesse; pas une promesse comme celle de Zachary, qui se dédisait. Elle lui en voulait quelque part, même si elle mourrait de l'envie de le revoir; car il les avait laissées seules en leur demandant de lui courir après. parce qu'il lui avait pris son premier baiser en partant comme un voleur, la laissant avec plein de questions dans la tête, dans le cœur. Elle voulait être l'élément stable, malgré son jeune âge, sur lequel sa fille et son amie pourraient se reposer sans crainte...



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Dilcia
Message Lun 30 Mar - 19:50

Alors elle était ici après avoir quitté la chaleur de son lit. Les sillons salés ayant creusé son visage de poupée. Elle cherchait du regard, à la fois perdu et absente. A la fois enfant et adulte. Trop mature pour grandir normalement, trop jeune pour être adulte.
Elle appelait de sa voix cassé, enroué par les sanglots une maman qui n’avait jamais vraiment existé. Faux. Elle avait une mère. Elle était belle, elle était grande, coincée entre l’enfance et l’adulte.
Et puis, une ça ne suffisait pas, alors elle en avait une seconde. Douce et tendre. Brillant tout le soleil avec ses cheveux de nacre. Souriante et pourtant tellement triste.
Puis elle avait un père. Absent. Partit sans rien dire, sans laisser le moindre mot. Il était simplement parti pendant son sommeil. Le traitre.

Voyant Venecia avancer elle se laissait attraper. Douce, docile. Elle n’était pas Sandoval, elle n’était que Venecia, sa maman, sa seconde mère. Alors Dilcia sourit, elle sourit doucement, presque timidement quand elle frotte son nez au sien, hochant la tête quand elle lui pose la question qui fâche. Encore un cauchemar. Le même depuis quelques semaines ces images. Celles de ses abus, de sa souffrance sourde.
Cian était contrit, blotti dans les bras de la petite fille. Une poupée vivante, son camarade de jeu.

Douce elle souriait à Venecia, heureuse d’avoir retrouver les bras a la fois ferme et tendre de sa seconde mère. Puis son tour de magie illumina doucement ce visage si renfermé habituellement.
Une merveille, un trésor, comme elle. Ca brillait de mille feu alors qu’elle était contente et fière d’elle. Et ce moment fut rejoint par sa première maman, alors elle souriait, c’était doux, c’était normal, c’était tendre. C’était rare, tellement rare.
Doucement, rougissante, elle fit un coucou de la main. Elle aurait pu se glisser dans les bras de Lucia pour la fin de sa nuit, elle aurait pu se lover contre sa chaleur et se rendormir. Mais non, elle avait chercher dehors. Comme si son envie de voir le ciel était du à sa liberté si durement gagné.

- Buenas Dias, Mama.

Toujours en Aeris, jamais en Seam. Elle avait commencé à apprendre étant petite. Mais l’homme enfant avait tôt fait de lui faire oublier cette langue qu’il ne trouvait pas digne d’elle. L’initiant au Lostreg et aux différentes langue Aerienne. Doucement, lentement. Il avait fait comprendre à la petite fille qu’elle n’était que de la porcelaine entre ses mains, il la brisait pour la re-construire à nouveau, faisant d’elle se qu’il voulait.
Alors, quand Lucia lui tendit une poupée, une jolie poupée de chiffon qui était et serait tout pour la petite fille aux cheveux d’or. Douce, tendre, elle se saisissait du présent, la serrant contre son coeur avec une certaine émotion. Voilà, a nouveau les larmes qui balayaient son visage.
Elle se souvenait, oh, oui, elle de souvenait de cette petite poupée qui avait bercé ses nuits. Cette poupée qui avait été sa confidente, douce et tendre. Elle se souvenait de son amie qui chiffon qui avait disparu du jour au lendemain.

- Gracias mama… G…Gracia. Te Quiero. Cada dos, te quiero tanto.

Douce, elle séchait finalement ses larmes pour descendre des bras de Venecia, lui collant un bisou sur la joue avant de courir dans la maison. Doucement, elle en ressortit doucement avec deux dessins. Les leur tendant avec une douce tendresse presque Timide.
Dilcia avait un talent certain quand elle prenait son temps et même si les courbes n’étaient pas encore parfaite. Elles pouvaient voir sur chacun des dessins d’Apep et d’Erzulie.

- Regalo.

Dit elle en se tortillant sur place.
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Venecia A. Garcez
Message Mer 22 Avr - 11:14

S'occuper d'elles, de Dilcia et de Lucia, apaisait un peu sa peine, ses tourments. Elle n'allait jamais mieux qu'en s'occupant des autres, afin de ne pas penser à ses soucis, à sa peine ou à sa douleur.
Elle souriait, venecia, sous ce ciel clair, ce climat plaisant de début de printemps. Il faisait bon dans ce village, la vie y était douce. Elle qui était nomade depuis plus de douze ans se retrouvait sédentaire. C'était différent, bien que l'appel des routes se faisait plus fort, certains jours. Elle volait pourtant avec Erzulie, effaçant dans l'air raréfié de la haute altitude ses inquiétudes quant à l'avenir et son enfant à naître.
Cet enfant qui aurait une petite soeur, cette jolie blondinette que Venecia aimait déjà tendrement. Elle qui avait un tel instinct maternel ne pouvait s'empêcher de couver la petite fille d'attentions. Elle avait trop souffert, elle voulait juste la rendre un peu heureuse.

Alors que les paillettes argentées s'éparpillaient dans l'air marin, Venecia reposa l'enfant pour la laisser aller vers Lucia, qu'elle couva d'un regard tendre. Lucia... C'était si confus parfois pour elle, leur relation, entre l'amitié et l'amour, le désir et le désintéressement. Elle avait avec cette douce jeune fille, une relation des plus chaste, faite de baisers à la faveur de l'obscurité et de tendresse. Elle savait qu'une adolescente de dix-huit ans n'a pas les mêmes attentes et désirs qu'une femme de son âge. Elle ne voulait que son bonheur, la rendre heureuse, très simplement.
"Tu n'interrompt rien. Bonjour." Dit-elle en souriant, observant les deux jeunes filles d'un regard attendrit. Zachary, pourtant, était partout, du kimono en passant par la bague en bois. Elle se sentit un peu triste. Triste car les deux plus jeunes ne méritaient pas une telle désertion. Elle ? Elle était une grande fille, elle n'avait pas besoin d'un homme pour être avec elle et l'aider. Elle s'en sortait très bien toute seule. Mais pour Lucia et Dilcia, c'était différent. C'était une trahison, douloureuse car imméritée.

Attendrie par la relation des deux jeunes filles, leur lien maternel profond malgré le jeune âge de sa compagne, Venecia se permit un sourire, le soleil réchauffant son corps qui se rétablissait peu à peu. Elles étaient toutes les trois en rémissions, pas pour les même raisons. Mais elles étaient ensemble, ce qui les rendaient plus fortes. Le cadeau de Lucia était touchant et elle réprima des larmes attendries, refusant de pleurer aussi devant un tableau si émouvant.
Laissant l'enfant courir vers la maison de bois, elle l'attendit tranquillement, couvant Lucia d'un regard protecteur.
"C'est bien que tu puisses l'aider, peu d'entre nous s'y connaissent en instruments et en musique."
Posant une main douce sur la tête de la jeune fille, ébouriffant un peu ses cheveux, Venecia vit bientôt revenir Dilcia et son petit dragon, prenant le dessin avec précaution. C'était particulièrement bien dessiné pour son âge et elle resta un instant admirative, souriant largement devant l'intention.

"C'est magnifique, ma chérie. Réellement. Je le montrerais à Erzulie, elle sera ravie !" Se penchant, elle déposa un baiser sur le haut du crâne de la petite. "Merci, c'est charmant." Venecia parlait en aérien, mais, pour habituer Dilcia au Seam, elle jonglait fréquemment avec les deux langues.
Elle se sentait émue. Dilcia n'était peut-être pas sa fille mais elle l'aimait déjà profondément et souhaitait son bonheur. Tout comme celui de Lucia. Et les cadeaux de la fillette la touchaient profondément.


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