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Baby-Sitting forcé

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Wyrm Aile Ecarlate
+ Date d'inscription : 04/02/2015
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+ Âge du Personnage : 44 ans
+ Poste occupé : soldat wyrm - Aile Ecarlate
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Thorak Marteau d'Alboran
Message Sam 21 Fév - 23:25

Il faisait les cent pas le grand soldat en armure, sous une tente trop étroite pour sa carrure de géant. Un grondement agacé résonnait à l'extérieur, la masse noire d'Alboran ramassé sur lui-même, essayant de dormir alors que le dragonnier était agité. Ce n'était qu'une gamine qui lui avait demandé. Mais pas n'importe quelle gamine. C'était Columbia. Elle était ici depuis bien plus longtemps que lui, et il leur arrivait souvent, à tous, d'oublier que Columbia n'avait que dix-sept ans. Et Columbia avait un père. Un homme bien étrange en fait, aux cheveux trop longs, trop vifs, trop maquillés, habillé trop bizarrement. Mais c'était Columbus. Il était arrivé peu de temps avant Thorak chez les Ailes Ecarlates et il arrivait parfois aux grand guerrier, de se demander ce qu'avait été leur vie à tous, avant tout ça, avant la noirceur et les ténèbres. Avant le sang et la douleur. Avant les cris et le feu.

Lui-même était incapable de se souvenir de sa vie passée, avant l'Inconnu, avant Escaval, avant Alboran.

Peu importe. Quelle qu'ait pu être sa vie avant, elle était sans doute misérable et celle qu'il vivait aujourd'hui ne pouvait être que plus magnifique et grandiose, avec un dessein plus important, puisqu'il avait l'incommensurable honneur d'être lié à un dieu. On n'était pas choisi par un dieu pour rien. Et il se refusait à se demander ce qu'il avait fait pour mériter un tel honneur...

La lumière vive du jour l'ébloui quand le pan de sa tente fut soulevé vivement. Il se retourna brusquement vers l'intrus.

-Quoi ? Demanda-t-il un peu trop vite, faisant sursauter l'autre. Thorak faisait souvent cet effet-là. Il parlait peu en fait, voire jamais, si bien que quand il ouvrait la bouche, cela surprenait. Sans parler de sa carrure impressionnante, puisqu'il se départissait rarement de son armure de plates.

-C'est Columbus...

Thorak comprit aussitôt et se précipita au-dehors de sa tente pour courir, suivi par le bruit de métal de son armure, jusqu'à la tente de son ami, le coeur battant. Pourvu qu'il ne soit pas trop tard.

Un ami... oui l'homme dépressif et bizarre qu'était le père de Columbia, était ce qui ressemblait le plus à un ami dans cette nouvelle vie. Il ne savait pas grand chose de lui en fait, et trouvait plutôt glauque sa relation avec sa dragonne qu'il disait être sa défunte femme, et ce n'était pas Columbia la mystérieuse et muette qui allait le renseignait. Il y avait de quoi nourrir sa curiosité.

-Columbus... ne fais pas de bêtise d'accord ? Columbia a besoin de toi. Où te caches-tu, mon ami ?

La voix de Thorak était grave et apaisante, son marteau pendait lourdement à sa ceinture, et les plaques de métal de son armure cliquetaient à chacun de ses mouvements. Columbia lui avait fait promettre avant son départ de veiller sur son père en son absence. Son âme de guerrier n'avait pas pu refuser, car malgré les efforts d'Alboran pour effacer toute trace de son passé dans sa mémoire, Thorak était toujours le soldat qu'il a été pendant vingt ans...


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Wyrm Aile Ecarlate
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Columbus Swansonn
Message Lun 23 Fév - 14:52


Sa main tremblait furieusement alors qu’il faisait glisser le rouge à lèvre sur ses lèvres. Dépassant outrageusement du contour pourtant nette de sa bouche. Après toutes ses années, il n’avait toujours pas prit le coup de main. Il étira ses cils avec du mascara noir et dû renifler longuement pour ne pas pleurer. Sa fille, sa toute petite fille était loin de lui. Son cœur était arraché, mutilé et il avait envie d’en finir à chaque seconde.
Storm avait beau lui rappeler que tout irait bien, Columbus ne pouvait s’empêcher de penser qu’on allait lui arracher sa propre chair. Assit devant sa coiffeuse faites de bric et de broc, il attrapa la vieille photo qui était accroché dans le coin et ses mains se mirent à trembler alors qu’il la portait à ses lèvres, déposant un baiser sur le visage de sa tendre petite fille.

Plus rien n’allait, plus rien n’avait d’importance. Rien n’en avait jamais eu.

Un sursaut de colère gronda dans sa poitrine alors qu’il se relevait, envoyant balader toutes les poudres et autres onguent sur sa coiffeuse. De sa maigre carcasse tordue, il se déplaça dans sa tente, attrapant la robe à rayure de sa femme. Il l’enfila, la fermeture craqua mais il s’en ficha. Il resta là, debout, inerte, le visage perdu alors que des milliers de mots dansaient dans son esprit :

« Un matin..Long…monotone…Souvenir… »

Ses longs doigts arachnéens cherchèrent une plume qu’il trempa dans l’encre et il se mit à griffonné les vers qui lui venait à l’esprit. Sa robe à froufrou était ouverte dans le dos, dévoilant ses côtes et les os de sa colonne vertébrale qui griffait sa peau, presque jusqu’en l’air faire craquer. Essuyant les larmes qui roulaient de ses yeux, maculant son visage de maquillage foireux et amer.
Le bout de ses cheveux, trempa dans l’encre et il se pencha sur le papier, écrivant tout ce qui lui passait par l’esprit :

Par toi je change l'or en fer
Et le paradis en enfer ;
Dans le suaire des nuages

Je découvre un cadavre cher,
Et sur les célestes rivages
Je bâtis de grands sarcophages.


Mais cela ne lui convenait pas, alors il gribouilla tout, ratura comme un dément, il fixa la pointe de sa plume et l’enfonça violemment dans son avant-bras. A travers les milliers de cicatrices qui sillonnaient sa peau, cela n’en ferait qu’une de plus. La plume resta là, ne faisant qu’une avec sa chair, l’encre se mêlant au sang.
La photo dans sa main libre se froissa et il tomba à genoux, se traînant au sol pour rejoindre le lit ou dormait d’ordinaire sa fille.

« Columbia… »

Prostré, il prit les draps et se recouvrit avec, restant au sol, il s’enivra de l’odeur de sa fille, la seule dont il avait besoin en cet instant. Il ne voulait plus être ici, il voulait la rejoindre, la serrer dans ses bras. Pleurant, il serra ses genoux entre ses bras, le drap se tâchant de sang alors qu’il se balançait d’avant en arrière.

La voix de quelqu’un lui fit relever la tête de sous les draps et à travers le linge, il demanda en chouinant : « Thorak ? »

Pleurant de nouveau, il continua de se balancer, ses ongles griffant son visage au nom de sa fille : « Je veux la voir...J’ai besoin d’elle…Où est ma fille ?! Ou est ma Columbia ? Thorak…je..je veux la retrouver… »


...then show the best of us and fighting until the end.
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Wyrm Aile Ecarlate
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Thorak Marteau d'Alboran
Message Jeu 26 Fév - 9:49

La voix chouinante de l'homme à l'âme torturée s'éleva, fluette, au fond de la tente. Thorak marcha jusqu'à lui et s'accroupit près de l'amas de draps et de couvertures. Columbus avait le visage noirci par son maquillage trop épais qui avait coulé à cause des larmes. Puis le guerrier assista à sa crise de larmes, de cris et le regardait se griffer le visage et se lamenter, sans broncher, sans bouger. Il vit le sang, sur le bras de Columbus, tacher le drap. Alors il l'attrapa par le bras et le souleva de terre pour le remettre sur ses pieds. Lui tordant le bras pour lui montrer sa bêtise, Thorak lui ordonna d'un simple regard noir d'arrêter de gesticuler. Il vit la robe déchirée, les cheveux en bataille, le maquillage raté.

-Est-ce cela l'image que tu veux donner à ta fille quand elle reviendra ?

Il libéra son bras et se retourna, admirant le bazar que Columbus avait mis avant qu'il arrive. Il y avait des parchemins et de l'encre jetés par terre, des fioles, des poudriers, des ustensiles de femme et comme un souvenir fugace, l'image d'un passé dont il ne se souvenait de rien. La rage le consumait de l'intérieur mais il ignorait envers qui, envers quoi. Un grondement sourd se fit entendre à l'extérieur de la tente. Alboran rôdait toujours là où était Thorak et ne le quittait jamais du regard. Son esprit était toujours là, à l'affût des pensées de l'humain, contrôlant ses souvenirs, ses pensées.

Le grand guerrier attrapa un bout de tissu et alla bander le bras de l'homme avant qu'il ne se vide de son sang. Ça ferait l'affaire avant qu'il ne reçoive des soins plus avancés. Il s'accroupit dans la terre et ramassa un parchemin chiffonné, griffonné. Il revint vers Columbus et s'assit lourdement sur une des nattes, sur les draps froissés.

-Je ne connais pas grand chose à la littérature, mais j'aime bien la sonorité de tes mots, de tes phrases, Columbus. Et je suis sûr, que quelque part, Columbia les aime aussi. Tu ne devrais pas être si dur avec toi.


Il lui tendit le parchemin et se releva, tout aussi lourdement, puis entreprit un tour rapide de la tente.

-Depuis quand tu n'as pas mangé, ou dormi, hein ? Trop longtemps à mon avis. Habille-toi et rejoins-moi près du feu de camp à l'extérieur. Il fait grand soleil, tu devrais en profiter. On soignera ton bras et je ne te lâcherai pas tant que tu n'auras pas mangé quelque chose. Ensuite, tu iras te reposer.

Il avait l'étrange sensation de veiller sur un enfant. C'était comme de l'huile sur le feu, pouvant déborder à chaque seconde si on n'y prenait pas garde et tout brûler sur son passage. Encore un sentiment dont il ne rappelait pas la provenance, comme une partie de son passé morcelé qui grattait la surface de sa mémoire.


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Wyrm Aile Ecarlate
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Columbus Swansonn
Message Dim 1 Mar - 13:25


Pourquoi avait-il si mal au cœur ? Pourquoi avait-il envie de pleurer à chaque instant ? Il était si pathétique. Il voulait sa fille, prés de lui, voir son visage immobile et ses yeux sans expression, il voulait sentir son sourire derrière cette peau laiteuse, dans chaque regard qu’elle lui jetait. Il voulait la prendre dans ses bras et la serrer si fort qu’il pourrait sentir son parfum, lui embrasser le front doucement et lui promettre qu’il ferait des efforts.
Mais là en cet instant, il ne voulait pas en faire. Elle était partie, sur ordre du grand Drake, il était seul et il n’en pouvait plus.
Alors quand la voix de Thorak résonna, il releva la tête avant de se faire tirer en avant, exhibant son aspect débraillé et miteux. Il baissa les yeux, honteux sous les paroles de son ami. Bien sûr qu’il savait qu’il n’apportait que la honte sur sa fille, mais dés qu’il en prenait conscience, il l’oubliait aussitôt et re-sombrait à la moindre petite contrariété. Il n’y avait bien que sa fille qui arrivait à le canaliser assez longtemps pour que son esprit ne sombre pas dans des méandres fantasmagoriques et d’un flou absolu.

Sentant les larmes refluer sous les mots de Thorak, il fixa le sol, les épaules tremblantes dans sa robe déchirée. Cachant son visage dans ses mains, il sentit ses jambes faiblir, mais il réussit à rester debout, pleurnichant de plus belle alors que son bras était relâché.

« Non..non..Je... »

Laissant Thorak vagabonder au son des plaques d’armures dans sa tente, il s’enlaça, croisant ses bras sur sa poitrine, pour renifler bruyamment, essayant désespérément de ne pas penser à sa fille. Mais elle lui manquait tellement. Son bras fut de nouveau saisit et Columbus releva la tête, fixant Thorak qui se mit à panser ses blessures. Un fin sourire orna ses lèvres et il essuya le coin de ses yeux , étalant le maquillage sur ses joues.

« Merci... » Glissa t-il doucement, puis ses yeux s’ouvrirent en grand et il joignit ses mains comme dans une prière. « C’est vrai, tu aimes ? » Son fin sourire devint sincère et il pencha la tête, sa masse de cheveux roux entourant son visage cireux. « Pas besoin d’être un grand érudit pour comprendre la poésie, si elle résonne dans ton coeur, alors, il n’y a rien de plus important... »

Calmé, sentant la vague de tristesse refluer, il serra le petit papier contre son cœur et et chuchota doucement : « Alors je t’en écrirais plein Thorak, puis à Columbia aussi, je vous couvrirais de poème, oui, plein de poème, de mots, de vérité, je ferais de nos vie un livre magnifique, remplit de sons et de sonorité..oui, voilà..voilà ce que je vais faire. Oui... »

Emporté dans son délire, il continua de marmonner pendant quelques instants, avant d’être brisé dans sa torpeur. Son visage fixa Thorak de ses grands yeux gris et il fixa son aspect et sa main frôla le bandage. Il n’osa trop rien dire, car son ami avait raison.

« Si..si je le fais, tu veux bien m’aider..A coiffer mes cheveux ? » Demanda t-il comme un enfant qui demande à son père une faveur ou un cadeau.
Il finit par se détourner, laissant tomber sa robe sur le sol, dévoilant son corps malingre et presque malade. Il ouvrit un grand coffre et rangea soigneusement la robe à rayure, la pliant avec minutie comme un bien très précieux. Il déposa un baiser dessus et s’enfonçant dans la tente, pour trouver une bassine remplit d’eau. Seulement vêtu d’un slip blanc, il fit une toilette rapide, essuyant sur son visage toute trace de maquillage, et il en profita pour boire deux ou trois grandes gorgées d’eau. Les mots de Thorak qui aimait ses mots le berçait doucement et il réussit à garder l’esprit à peu prés sain, suffisamment pour réussir à se sécher. Il enfila un soutien gorge de sa femme, se contorsionnant pour le refermer dans son dos. Il ajusta les bretelles comme il put, et mit une chemise blanche par dessus. Il enfila un pantalon noir, à carreaux vert, puis une veste à rayures bleues.
Revenant décemment vêtu devant Thorak, il ramassa sa brosse à cheveux par terre et s’assit devant la coiffeuse et la tendit à son ami un grand sourire aux lèvres.


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Wyrm Aile Ecarlate
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Thorak Marteau d'Alboran
Message Mar 3 Mar - 19:48

Columbus avait la voix mal assurée, le visage honteux, comme un enfant pris en faute, les épaules voûtées, faisant de sa silhouette plus dégingandée encore qu'elle n'était. Sa fille avait bien hérité de lui sa taille et sa finesse. Qu'avait-elle pris de sa mère aujourd'hui disparu ?

Thorak se retourna vers le frêle Aile Ecarlate et haussa un sourcil à sa question saugrenue. Ca, un soldat des Ailes Ecarlate ? Pourquoi le Grand Drake le gardait-il dans ses rangs ? A quoi Columbus pouvait bien être utile ainsi ? Dans cet état pitoyable.

Mais le grand guerrier n'eut pas le coeur d'envoyer balader Columbus, son air de chien battu tellement bien vissé sur son visage, dans son regard triste, désespéré. Alors il lui sourit simplement et sortit de la tente alors que l'homme ôtait les tissus déchirés de sa défunte épouse et révélait son corps plus que frêle, maigre et meurtri par le traitement qu'il subissait involontairement. Thorak en eut un pincement au coeur et serra le pommeau de son marteau alors qu'il se détournait. Quelques pas à peine et il butta contre la patte griffu du dieu de la foudre qui lui servait de dragon. Il ressentit son soupire las dans son esprit avant même de le voir et soupira à son tour. Il se délesta de son arme et de ses spallières, trop lourdes tout à coup.

*Elle te manque ta vie d'avant, Thorak ?
Comment une chose que je ne me rappelle pas pourrait-elle bien me manquer ? Tu t'ai bien chargé de cela, non ?
Tu m'en veux ?
Tu sais très bien que je suis parvenu à aller au-delà de ça, pour te servir, pour servir le Grand Drake.
Et si je te rendais une partie de tes souvenirs, t'en sentirai-tu reconnaissant ?
En quoi devrais-je me sentir reconnaissant ? Et pourquoi souhaiterais-tu que je me souvienne de quoi que ce soit ?
Pour avoir... des amis ?
Tu penses ne pas m'être suffisant ?
Je ne suis pas ton ami. Je suis ton dieu, c'est différent. Et si tu as un quelconque sentiment envers moi, j'en suis flatté, mais je ne suis pas humain, je ne suis pas comme toi. Même si dans une vie antérieure, tu as pu être autre chose, dans cette vie, je ne suis rien d'autre que ton maître. *

Thorak resta silencieux, son esprit torturé entre ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait garder pour lui, et les questions que soulevait le grand dragon.

Des bruits sous la tente de Columbus ramena le guerrier à sa mission du jour et se releva pour revenir sous la tente. Avant cela, il répondit simplement à Alboran :

-Si j'avais eu des amis, une famille, ils m'auraient retrouvé depuis le temps, tu ne crois pas ?

Le dragon ne répondit pas, ou ne préféra pas répondre et laissa l'homme retourner à ses affaires d'humains, tandis que lui s'éloigner, retournant à ses affaires de dragons.

Quand il entra de nouveau sous la tente Columbus était vêtu d'un pantalon, d'une chemise et d'une veste par-dessus. Assis devant la coiffeuse, il offrait à Thorak un grand sourire et lui tendait une brosse à cheveux. Thorak fronça les sourcils et le regarda sévèrement, très sérieux.

-Et puis quoi encore ? Je veux bien jouer les baby-sitter, mais j'irai jamais jusqu'à jouer à la poupée. Pends pas tes rêves pour des réalités. Allez, ramène tes fesses de pleurnicheur dehors et viens prendre un bon repas.

Le guerrier ressortit aussitôt de la tente en grommelant des "non mais oh" et des "ça va pas", ou des "et puis quoi encore", tout en remettant ses spallières et son marteau à sa ceinture. Sur le feu de camp, mijotait dans une grande marmite, une soupe chaude avec différents légumes, dont l'odeur emplissait le camp à des mètres à la ronde.


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