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Laisse moi lier nos cages dorées a Jamais.

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Luka Harald
Message Mar 7 Avr - 19:41

Il avançait sur les berges de la plage. Caressant le doux flots des vagues du regard, je se sentais bien en cet instant. Même le froid de l’hiver n’arrivait pas à retirer le doux sourire plaqué sur mes lèvres. J’avais bien monté mon coup, j’étais heureux. Véritablement heureux pour la première fois depuis des mois. Même si Nordheim n’avait peut être pas été la meilleure des destination, j’avais eu besoin d’une diversion. Qu’ils prennent un autre chemin pour que nous puissions ainsi nous retrouver là où tout à commencer… Larragon.

Ren. Pourquoi m’as tu rechercher alors que je ne pensait être qu’un coup comme ça. Nous avions commencé dans la sexe, pour le sexe… Ca se finit ainsi ? Ca te suffira ?
Mon esprit divaguait sur cette pensée alors que je la sentait s’impatienter. Ma grande gamine…

~ Luka… Tu es encore loin ? tu me manques tellement.
- Chut. Tien encore un peu ma belle.
~ J’en peux plus… La télépathie ne suffit plus…
- Alors baisse la tête grande dragonne.

Alors elle baissait la tête. Sa grande tête triangulaire comme je l’avais imaginer. Ses écailles d’un bleu océan tranchaient dans a soirée d’un soleil d’Occident. Les arabesques doré luisant sous le soleil au déclin.
Et j’étais là. Moi. Son dragonnier. Son frère, j’étais là, à ses cotés. Sans rêve, sans mirage j’étais là, simplement là sur cette plage. J’avais finit par la rejoindre. Observant son effrayante stature alors qu’elle posait le museau sur le sable, contre moi.

~ J’ai cru que nous ne nous reverrions jamais… Que tu fuirais… Que tu nous avais oublié.
- Chuuut… Je suis là ma belle. Ma puce. Je suis là et je ne repartirais pas sans toi. Pas sans vous.

Vous voulez dire tout le monde. Même la petite dont m’avait parler Naia tant de fois. Tout le monde. Toute cette…Famille ? J'aurais presque l'impression d'être de trop...
Collant mon front contre le museau de ma dragonne je souriais à nouveau. Enfin… Il étais temps. Après viendrons les problèmes. Mais s’il vous plait. Divinité de notre monde. Laissez moi vivre ma vie et rattraper le temps perdu, nous penserons ensuite.
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Ren Natoryu
Message Mar 7 Avr - 19:43

[RP se déroulant en janvier 1569. Nous le repostons en retirant les scènes hot ^^]

Voilà déjà deux jours que j’avais annoncé la vérité, sur notre lien de sang, à Silia. D’autant plus que le même soir, ou devrais-je dire au matin suivant cette nuit-là, Carol m’avait fait sa première crise. Jamais je n’aurais crut m’être suffisamment attaché à elle pour être…et bien, aussi blessé par ses mots. Quant j’y repense, je me dis que j’ai fini par me mettre moi-même en cage.
Dans tous les cas, la nuit allait s’en venir et je me rendais vers chez Henry. Une lettre, avec le symbole de la main, avait été finalement déposé…Là où j’allais portait le courrier à Sergia. L’ouvrant tout en marchand, voulant lui dire qu’on avait une petite sœur, je me stoppais pâle comme la mort. Mes yeux étaient posés sur cette lettre, sur cette écriture, sur ces mots. Mon cœur même cessa de battre l’espace d’un instant, et la rage m’anima. Non. C’est impossible, n’est-ce pas ?! Pas ça !

Laissant tomber la missive, elle tomba dans l’une des flaques de neige fondue de cette saison hivernale. Avant d’être piétiné par de nombreuses personnes. Je ne l’avais lu qu’une fois, mais son contenu était gravé au fer rouge dans mon esprit.
Fonçant chez Henry, j’avais pris du papier et rédigé une lettre. Mon regard plein de haine et de colère. Si Carol était là ? J’avoue ne même pas y avoir fait attention. Mon sang n’avait fait qu’un tour, la rage grimpait, et Noctouie me demandait ce qui se passait. Une boule me prit l’estomac et la gorge…

Déposant la lettre, cette nouvelle que je rédigeais. Disparaissant en courant, les yeux au bord des larmes. Le cœur au bord des lèvres. Fonçant, bousculant des gens mais n’en ayant cure. J’arrivais sur les plages, je finissais les genoux dans le sable, Noctouie arrivant. Et mes hurlements furent recouverts sous son râle de douleur. Je lui annonçais la « nouvelle ». Sergia et son allié, jumeau de Noctouie, ne sont plus. Par la faute des Gorgo. Par la faute de MON sang.
Mon corps était comme une marionnette sans vie. Mes larmes dévalant mon visage. La neige tombant en flocon qui devenait pluie sous le contact de peau ou du sol. Je ne portais qu’une simple chemise, mes lèvres virant au bleue. Mais je n’en avais cure. La morsure du froid ne suffisait plus à me faire oublier cette douleur lancinante, violente.

Un bruit me fit tourner la tête, je vis Naïa au loin…Et une silhouette. Sur mon visage, un sourire amer alors que les larmes devenait telle une pellicule de givre sur mes yeux. Tendant la main vers cette silhouette, murmurant d’une voix brisée :


« N’en avez-vous pas assez, Ô Dieux, de me torturer ? SA mort ne suffisait pas…Me montrer des hallucinations vous semble plus agréable ? »

N’ai-je point droit à une once de joie, de bonheur ? Car j’ai retrouvé une sœur, je dois forcément en perdre une ? Alors…Si je retrouve Luka, devrais-je perdre Carol ? Et si Camelia est en vie, finalement, devrais-je perdre Silia ou Nathanael ? Est-ce ça, le sang des Gorgo ? Une éternelle malédiction…
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Luka Harald
Message Mar 7 Avr - 19:43

Elle était là maintenant et je m’en sentais tellement bien. Le front contre son museau nous échangions un long silence, une discussion sans paroles. Son coeur battait en Rythme, en écho au mien alors qu’elle était magnifique. Ma dragonne, la belle, ma tendre, ma douce. Ma soeur. Notre âme était plus proche que jamais.
Je l’aimait.

Cependant. Ce silence coupé par l’embrun des vagues vint à être coupé par un hurlement. Le hurlement d’un coeur brisé. D’un coeur souffrant. De deux coeurs souffrant. Relevant la tête. Caressant son museau je regardait au loin. Un dragon à plume… Un homme…

~ Noctoui…
- Ren…

Avions nous murmuré l’un a l’autre pour ne pas les déranger. Là, maintenant, tout de suite, je pense qu’ils en ont besoin, autant l’un que l’autre. Souriant doucement, de tristesse, de bonheur… Non, je ne pouvais pas définir les choses… C’était trop différent, trop difficile à définir. J’étais ici, sur cette plage. Il ‘était là, sur cette plage.
Il ‘était peu être temps finalement. Deux années.

Finalement, je regardais ma dragonne, flattant son museau avant d’avancer vers cet homme, les genoux dans le sable. Je le voyais de plus en plus nettement. Je voyais son sourire amer, je voyais ses yeux baignés de larme, je voyais sa détresse en cette instant, maintenant.
Alors une fois à sa hauteur, je laissais le temps faire. Un genoux à terre j’attrapais l’une de ses mains pour la serrer dans la mienne.
Doucement, ma main libre passait dans sur sa nuque. Chaude contre sa peau glaciale. Doux, mon front vint finalement se coller contre le sien.
Mes yeux plongeant dans l’or des siens.

- Je ne sais pas se qui se passe… Je ne sais pas se qui t’ai arrivé… Mais… Je suis là. Parles moi Ren…

La neige tombait sur mes épaules comme sur les sienne. Ma peau refroidissait lentement et pourtant, là, maintenant, je ne voulait qu’une chose. Qu’il se calme. Que sa détresse cesse. Là, maintenant. Je le regardais inquiet. Doux, tendre.
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Ren Natoryu
Message Mar 7 Avr - 19:45

Je ne comprenais pas. Pourquoi cette silhouette continuait-elle à venir. En moi, faisait écho ma tristesse et celle de mon père. J’ai perdu une sœur, et un « oncle ». J’ai perdu plus que je n’ai gagné ? Non…Mon sang m’a juste arraché ce que j’ai aimé. Car c’est ainsi. Car quand cela ne peut être Daxos, il s’agira forcément d’Ettore. Ma gorge était asséchée, mais cette silhouette tentatrice s’approchait. Je sentais Noctouie faible, prostré, dans ses pensées. Pleurant sa perte, comme je pleurais la mienne. Serait-ce Naïa ? Elle l’emmena loin…me laissant avec mon hallucination.
Ce visage, que je recherche avec tant d’ardeur. Une voix, que je pensais avoir oublié. Un contact, qui dissipe mes croyances. Une chaleur qui me brûle, dans ce froid béant qui recouvre autant mon corps, qu’il s’insère en son centre.


« Lu…Ka ? » Demandais-je, la voix brisée, n’en croyant ni mes yeux. Ni ma peau. Ni mes oreilles.

Mais voilà trop longtemps que j’avais oublié le son de sa voix. Sa peau, je m’en souvenais. Son visage, les traits de son corps, ses expressions, sa chaleur…Mais pas sa voix. On dit que c’est la première chose qu’on oublie d’un être aimé. Et chez moi, je confirme cette vérité. Alors, mes larmes se déversèrent. J’attrapais son vêtement, le tirant vers moi, enfouissant mon visage dans sa nuque. Le serrant avec force, lui aussi : je vais le perdre ? Lindorm va me le prendre…Puis ça sera l’armée. Je devrais fuir, encore et encore, avant de me rendre. De laisser la prison m’enfermer. Puis, enfin, si les Gorgo ne m’ont pas arraché tous ce que j’aime : je le retrouverai. C’est un rêve, fugace et fou. Un rêve que les Gorgo ont détruit. Car je ne peux plus rien faire, que de mettre un terme à leur existence. Car sinon, ce corps contre le mien, ils me l’arracheront. Et car elle, son visage, son cœur, son sang, son passé…Tout doit être vengée. Sergia !

L’enfermant dans mon étreinte, j’attrapais finalement sa chevelure. Toujours aussi bleu, hein ? Violemment, je m’emparais de ses lèvres. Froid, larme, passion, je voulais vérifier. Un baisé désespéré. Un baisé : le premier depuis deux ans.
Cette chaleur n’est pas imaginaire. Ce parfum n’est pas un rêve éveillé. Ce goût est réel. Luka…Luka est là. Contre moi. Un murmure quittant mes lèvres.


« Enfin… »

Et pourtant. Pourtant, j’ai mal. Car je ne peux savourer cette joie. Car il manque une chose à mon bonheur. Car je n’ai plus ma sœur, ma précieuse grande-sœur, a qui raconter. A qui parler de mes retrouvailles. Car pour un amour retrouvé, j’ai perdu quelqu’un. Car comme tout humain, je ne peux me satisfaire d’un demi-bonheur. L’enfermant dans une étreinte, je murmurais. La voix loin, le regard fou…

« Tu es là…Mais pour combien de temps ? Toi aussi, ils t’enlèveront à moi ? Ou cela sera Carol ? Tu sais, finalement, rien n'a changé, Luka. Les chaînes des Gorgo, elles sont toujours là. »

Car ces chaînes, ce sang, m’emprisonne au-delà du monde et des lois, dans une folie que je partage malgré moi.
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Luka Harald
Message Mar 7 Avr - 19:46

- C’est moi…

Murmurais-je à son oreille alors que son visage se trouvait dans le creux de mon cou, alors que ses larmes de sel mouillait ma peau. Alors que ses bras autour de mon corps me serre à en étouffer. Ma main dans la sienne avait quitter sa loge pour ses hanches, ma main sur sa nuque avait rejoin sa jumelle et je le serrais fortement dans mes bras. Habitué a cette absence de douceur casiment absente dans par le passé.
Puis sa poigne. Puis ses lèvres. Sauvage. Avide. Lascive. Curieuse. Gourmande… En détresse et plein de désespoir. Ce baisé partagé après deux ans sans rencontre, sans contact, sans besoins. Deux années. Deux année de trop.

Alors il murmure. Triste. Egaré. Il murmure avec cette peur irrépressible. Et je soupire avec silence dans le creux de son cou. Comme un souffle pour le réchauffer, comme un soulagement pour mon esprit à vif, presque endeuillé.
Et d’un geste habile, je le reverse sur mon coté. Le faisant lâcher sa prise pour m’assoir sur son bassin. Ma main remonte le long de son torse, de sa chemise, puis finalement venir serrer son cou avec douceur, sans lui faire mal, sans lui faire peur. Comme si je pouvais l’étrangler. Non. Je ne veux pas qu’il bouge, je veux qu’il m’écoute. Maintenant.

J’avais un sourire en coin, un sourire sauvage, mauvais et pourtant on pouvait sentir combien il m’inquiétait, combien je voulais qu’il soit heureux.

- Tes chaînes. Je les briserais. Ta cage. Je l’ouvrirais vers la mienne… Elles seront lié à jamais.

Je m’étais approché en disant ses mots. Ceux qui sortaient de mes tripes, de mon fond. Maintenant, nous sommes ensemble. Maintenant, nous ne seront plus séparé. Ni l’armée, ni les dragonnier, pas même les Gorgo ne pourront rien y faire. Rien y changer.
Lâchant son cou, je scellais à nouveau nos lèvres pour un baisé plus doux, plus tendre, un baisé qui apaise les souffrance et les marques vive. Je ne pourrais jamais effacer se qu’il ressent, mais ce sera au moins apaisé. Adoucie par ma présence, mon corps sur le sien.

- Carol… Moi… Tu nous as déjà perdu une fois Ren. Aujourd’hui, tu nous a tout les deux retrouvés, tu ne peux plus nous perdre désormais. Je ne le permettrais pas…

Carol… Naïa m’en a tellement parlé. Sa fille. la fille adoptive de Ren…
Et moi… Qui suis-je dans tout ceci… Un amant ? Un ami… Un compagnon de vie… Je ne sais me placer dans tout ceci. Et pourtant je n’y pensais pas, je laissais un silence, entendant plus loin les mouvement d’une dragonne venu se lover contre un dragon, douce, tendre, en soutien. Merci ma puce.
Mon front contre celui de Ren, je souriais doucement, mon regard a nouveau dans le sien.

- … Jamais.

Lui qui a toujours était le plus fort de nous deux. Je le sens tellement faible en cet instant.
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Ren Natoryu
Message Mar 7 Avr - 19:49

Cette voix, présentement, était un renouveau. Un vent salvateur. Une brise à laquelle je m’accrochais. Je sentais que Noctouie était en peine, lui aussi. Son jumeau était la raison de notre lien. Il cherchait Éphialtès, je cherchais Sergia. Nous nous étions retrouvés : heureux de cette réunion de famille. Et maintenant, notre être chère nous était arraché par les même qui déjà nous avait séparé. Pourquoi tout revenait, encore et toujours, à ces monstres de l’ombre d’Aeria ? Comme un incontournable vent de malheur. Comme si l’on désirait me rappeler d’où je venais, alors même que je cherchais mes racines ailleurs. Me rapprochant du sang maternel…Désirant fuir ce lien, infecte, de cette paternité détestée.

Telle une poupée de chiffon, je le laissais me basculer. Me dominer. La neige recouvrait nos cheveux. Le sable s’insinuait, glaçant. L’eau s’abattait prés de nous, avec une puissance incontestable. Et le vent apportait un froid qui me dominait. Mais là où son souffle se posait. Là où ses doigts venaient…Une chaleur, une flamme se ravivait. Un frisson s’exprimait. Ses mots claquèrent. Mes yeux, ternes et perdus, s’allumèrent. Je ne voyais plus le décor de la nuit d’hiver…mais comme des barreaux que l’on brisait…Je voulais m’accrocher à ces dires. Essayant de lever le bras. Mon esprit voyant des chaînes rouges me coller le corps, la peau, l’essence même de mon être.

Lentement, dans un bruit de chaînes que j’étais le seul à entendre, je laissais glisser ma propre main sur sa joue. Craignant de le briser, le détruire, le salir. Ai-je le droit d’aimer, alors que je suis fils d’un monstre et frère d’un autre ? Entrouvrant les lèvres, ma question vint à mourir avant d’être posée : ses lèvres empêchant au moindre son de se distiller dans les flocons.
Un souffle chaud, qui réchauffait l’intérieur de mon être. Mes yeux qui se fermaient, savourant un délice retrouvé. Alors, ses dires s’insinuèrent en moi. Et un espoir, fugace, germa à nouveau. La flamme de ma haine, ma colère, ma rage. La flamme de ma volonté, mon désir de liberté, ma raison d’être. Il les rallumait, inexorablement. Mes yeux reprenaient de l’éclat…Et sa chaleur se diffusait en moi, depuis ce contact.

Alors, je glissais ma main sur sa joue. Alors, je voyais se fendre mes chaînes en un bruit sourd. Alors, je promettais d’une voix sourde.


« C’est un serment Luka. Je ne te laisserai jamais me fuir. Jamais…Fuit maintenant, ou reste pour toujours. »

Et ces chaînes, ma malédiction…Je les voyais se nouer autour de lui. Je l’avais déjà marqué. Si de ses mots, il terminait cet accord, je serais le pire. Car il sera le garde-fou de cette malédiction. De ce sang qui réclame sang et violence. Il sera mon garde-fou…Et pour personne d’autre. Il sera mien…Comme je serais sien. Imprenable. Mais sans pouvoir me fuir, me quitter, m’abandonner. Je ne le permettrais pas. Pas vivant.

Et c'est sur cette plage. Dans un froid qui touchait tout autre que nous, que je nouais nos chaînes. Que nos âmes se mêlèrent, que nos fardeaux se retrouvèrent. C'est dans le deuil, que je retrouvais ce sentiment unique, et puissant. Et pour la première fois depuis toujours, j'osais le penser. Même si je ne le dirais nullement de vive voix. J'aime Luka Harald. Et pour se faire, lorsque le matin se réveillera sur nos corps enlacés...je me devrais de réfléchir à cette chose étrange. A cette cage qu'est le futur.
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Laisse moi lier nos cages dorées a Jamais.

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